Parce que je pense à lui……

Quatres ans déjà..



Que dire devant un tel événement et comment réagir, je ne le sais toujours
pas et ne saurais probablement jamais.

Je ne peux
que me remémorer ton passage trop bref dans nos vies…………

Tu es né un 17 juillet 1962, notre mère a fait preuve de courage car malgré les difficultés qu’elle allais rencontrer elle t’a attendu avec amour et impatiente.

Tu es un enfant de l’amour mais comme tant d’autre plus un accident aussi !
Nous n’avons pas vécu ensembles de père différents (le mien décédé 2 mois avant ma naissance) et le tient qui à 3 ans t’a renié et contraint notre mère à travailler dur pour nous
élever.

Que veut tu, la grande bourgeoisie, même si elle aime se mélanger au petit peuple ne peut ou ne veut accepter une union de se type ! C’est bien mal faire ses débuts dans la vie malgré tout
l’amour maternel mais il t’a fallu plus tard, en prendre ton parti !

Je ne me souviens de ta petite enfance que par quelques images qui restent collée dans mon inconscient.

Tu avais 6 mois je crois, je te donnais le biberon quand je t’ai laissé tombé!

Je te revois aussi à 3 ans, nous sommes aller te chercher je ne sais où. Tu es sorti avec des appareils pour te soutenir car tes jambes ne te portais pas. Tu était un gros bébé c’est vrai, tes
4,300 gr à la naissance en témoigne mais, tu était tellement mignon, tout rond, tout blond à croquer.

 Je te vois encore sur ton lapin à bascule, sur ton tricycle, des moments de l’enfance innocent et heureux mais qui ne durent pas. Je te vois
encore refusant de manger un plat que tu n’aimais pas, je revis ton premier jour d’école tes première difficulté aussi. Puis la vie nous à séparer et tu a suivi ton bonhomme de chemin, tu est
doucement devenu un homme avec ses joies et ses peines que je n’ai pas connues, loin de toi.

Après tes 30 ans, une grande période de doute t’est venue tu t’es échappé
pour l’étranger à ton tour.
Ce voyage si prometteur ne t‘a apporter que trahison, désillusion et amertume.

Depuis tu n’a plus été le même.  Tu t’es réfugié dans la musique,
dans la philosophie, dans des échappatoires aussi.

Tu t’es replié sur toi faisant le vide autours de toi, devenant agressif
et fermé à tout ce qui n’était pas dans le sens de ta pensée.

On a essayer
de comprendre, souvent repoussés nous n’avons pas su voir ni comprendre ton désespoir. Ta colère n’était pas contre nous, mais un appel que nous n’avons même pas entendus. Dans cette
agressivité qui m’a tant énervée se trouvait la perche pour t’aider à traversé cet univers de noirceur ou tu te débattais, je ne te l’ai pas tendue, je suis partie loin très loin et, de ce bout
de terre ou je vis j’ai appris un matin d’octobre 2005 ton départ définitif et volontaire…..

Que reste t’il de toi ?

Des objets dans une cave dont, notre mère n’arrive pas à se séparer,
…….pas encore.
Des souvenirs oh si
peu !

Quelques photos, toi qui détestais être immortalisé sur
pellicule !

Un écrit sur le nombre d’or qui a été une de tes dernières recherches mais
dont personne encore une fois n’a compris le sens!

Des larmes
dans nos yeux qui ne veulent pas se décider a couler, un sentiment de manque et de révolte face à notre impuissance à comprendre à prévoir…des regrets de n’avoir pas su, pas
pu !

                     
Après 43 ans sur cette terre que pourtant tu aimais dont tu louais la
beauté, à bout de force tu es parti!

Sans un mot
sans rien
dire…                                                            
POURQUOI?

Nous
t’aimions mais n’avons su ni le montrer en encore moins le dire. Egarer dans des querelles futiles nous t’avons laisser partir. Et maintenant tu ne verra plus avec ton âme de
poète 
 ces coucher de soleil qui apaisent l’esprit.

Est tu heureux maintenant, as-tu trouver le paradis, ce monde idéal que tu
a tant chercher? Dis
pourquoi!

Mais dis moi.

                                        
Pourquoi mon frère,                toi que j’ai si mal connu.

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15 réflexions sur “Parce que je pense à lui……

  1. Je parle de la photo qui apparaît dans la réponse à mon com..;

    Non je ne reprends pas d’animal pas pour le moment, je veux pouvoir me déplacer comme je le souhaite

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  2. Un cri d’amour à travers ces mots qui s’élèvent . Un cheminement choisi qui bouleverse et culpabilise ceux qui croient ne pas avoir été présents .
    Je te fais de gros bisous Arlette

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  3. C’est la poignante et belle histoire d’un parcours de solitude…
    Tu n’aurais rien pu empêcher de ce qui est advenu. Tout au plus aurais-tu retardé l’échéance. Chacun d’entre nous est unique. Unique et seul. Chacun de nous a besoin d’amour pour avancer, mais plus
    que l’amour, l’amour-de-la-vie est l’indispensable moteur. Il tombe parfois en panne. Et personne n’est responsable de cela. Ni lui, ni toi, ni les autres. Je comprends ton chagrin et je
    t’embrasse. eva.

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  4. Que de question a-t-il du se poser,avant de vouloir en finir,pour toujours.
    Que de désillusions en désillusions a-t-il du cotoyer…

    Mais,quand un etre décide de partir,parce qu’il ne trouve pas son chemin,personne ne pourra le faire changer d’avis.

    Des questions,tu t’en ai posé,tu t’en poses encore,mais,la vérité lui appartient.
    Il est parti,sans rien dire….

    Et toi,Renée,il ne faut pas te culpabiliser.

    Ton frère était grand,majeur,un homme et de sa vie,il en a fait ce qu’il en a voulu,mais,toi,comme les autres,personne vous n’est responsable.

    Je te fais d’énorme bisous et comprends cette tragédie.Aimée

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  5. Bonsoir Renée !
    J’aimerais tellement pouvoir te dire les mots qu’il faut pour consoler ton coeur en peine et répondre à tes questions sans réponse.
    Nous sommes réellement démunis et impuissants face à ce genre d’épreuve qui  brise quelque chose à l’intérieur de nous à tout jamais et qui fait mal. Nos proches, nous le savons, ils ne nous
    sont que prêtés, mais les liens qui nous unissent sont si forts, lorsqu’ils nous quittent, c’est un dur déchirement qui laissent des lésions profondes.
    Tout ce que je peux te dire est : Renée prends soin de toi et que la sérénité puisse habiter dans ton coeur, profite de tous les petits bonheurs qui te sont réservés et qui s’offrent à toi !
    Bises,
    Marie

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  6. Pas facile de parler après cette lecture, de trouver les mots justes et qui pourraient apaiser ta douleur. Pour l’instant je ne connais la mort que chez des personnes proches à mon
    coeur mais âgées, et je sais que la douleur est déjà très forte. Alors je peux imaginer qu’elle est la tienne. Je peux juste te souhaiter de trouver la paix dans ton esprit et ne plus te le
    reprocher. Je te donne un peu de tendresse par la pensée, c’est pas grand chose mais c’est sincère. Je t’embrasse.Nadège.

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  7. peu connu mas tellement aimé ce petit frère
    ne culpabilise pas Renée, la dépression est une maladie surnoise qui parfois tue.
    mille pensées réconfortantes pour toi……
    nicole

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  8. paix à son âme, et paix à la tienne, 43ans c’est un beau parcours de recherche, il a choisi que ça s’achève, c’est pas la meilleure façon, mais c’est parfois le détachement et la nécessité de repos
    de l’âme qui sont plus forts que la vie terrestre…

    on pense souvent au fait qu’on aura ou non été désiré… la réalité c’est que c’est nous qui choisissons de nous incarner, nous qui choisissons de naître, nous qui forçons la main…:)
    en comprenant ça, on comprend qu’on est toujours tout seul, et on vit la vie pour soi, avec les autres « soi »

    il ne faut jamais rien se reprocher, nous les vivants, parce que chacun à le choix de ce chemin… qu’aurait-on pu faire si ce n’est intervenir dans la légende personnelle de l’autre…
    il nous reste la souffrance à transcender, le détachement à opérer, et surtout la vie à accomplir avec du courage pour deux, désormais.
    énorme bisou et douce pensée pour toi

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