20 février 1915

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« Contre l’alcoolisme », Le Temps, samedi 20 février 1915.

De nouveau, hier, la Chambre s’est occupée de la question de l’alcoolisme.

Après l’interdiction de l’absinthe et des boissons similaires, c’est le nombre vraiment formidable des débits de boisson qui vient en discussion. Si la Chambre aborde ainsi successivement, avec la ferme volonté d’aboutir, les différents termes du problème, elle aura chance de faire d’excellente besogne.

Au contraire, si elle avait tenté de tout entreprendre à la fois, elle se fût certainement perdue au milieu de difficultés inextricables. Qu’elle continue à s’inspirer du principe de la division du travail.

La méthode est bonne.
Mais il faudra qu’à chaque étape un progrès réel ait pu être enregistré.

Celui qui est, en ce moment, demandé à la Chambre ne promet guère de compter parmi les plus sérieux.

Le projet de loi dont l’examen a commencé hier se borne, en effet, à réglementer l’ouverture de nouveaux débits de boissons.

Il stipule, dans le premier paragraphe de son article unique, que « nul ne pourra ouvrir un nouveau débit de boissons pour y vendre à consommer sur place, autrement que comme accessoire de la nourriture, des spiritueux, des liqueurs ou des apéritifs autres que ceux à base de vin et titrant moins de 23 degrés ».

Même observée de la façon la plus scrupuleuse, cette interdiction laisserait subsister le fléau des 480 000 débits existants, ce qui représente un débit par 80 habitants, y compris les enfants à la mamelle.
Source http://aulas.pierre.free.fr/chr_g15_fev.html

 

Et pendant ce temps à la Bataille des Éparges….

Extrait
à 15 heures,
Le 20 février un nouvel assaut français est lancé, composé d’un bataillon du 106e R.I. à gauche (vers le point X), un bataillon du 67e R.I. et d’un bataillon du 132e R.I.

La crête est dépassée, mais devant l’arrivée et l’action de renforts allemands, les troupes françaises sont à nouveau repoussées avec de lourdes pertes.

À la fin des combats du mois du février, les Français se maintiennent dans la partie des défenses allemandes les plus proches des tranchées de départ, appelé le point A ou le doigt.

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_%C3%89parges

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38 réflexions sur “20 février 1915

  1. Florence – Testé pour vous
    Bonjour…Le petit toujours pas arrivé…mais forcément, il va être obligé de sortir 🙂
    Tu sais, je crois que dans ma maison de retraite, ils consomment l’alcool sans modération…et pas que !!!
    Ca y est, j’ai fait un article pour la communauté 15-2015…il est publié..A très bientôt et passe une très très bonne journée

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    • Colette elle avait été interdite car les femme se faisait aussi avorter en buvant ça, elle est à nouveau en vente…….Doux dimanche bizzzzzz (il neige très fort à nouveau ici)

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  2. Tu as l’art de nous faire revivre au siècle dernier avec les préoccupation d’alors et de rendre tout ça très vivant. Alcool et tranchées, édifiants et tellement représentatifs d’une époque!

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  3. un débit pour 80 habitants ! c’est dingue ce chiffre !!
    de nos jours on consomme plutôt à la maison ! vu les prix pratiqués !
    l’alcoolisme est toujours un fléau ! comme le tabac !
    à l’époque le tabac n’était pas reconnu nocif-
    merci pour cette page bien documentée-
    bisous Renée !

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  4. Coucou, j’aime bien ton billet, cela m’a rappelé ce que ma mère me racontait: son père donc mon grand-père a fait la guerre de 14 dans les tranchées et en revenu certes, mais alcoolique , car pour les faire aller au combat on leur donnait de l’alcool à boire, quelle horreur ces guerres! bisous MTH

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  5. je me dis qu’ on peut toujours boire chez soi, d’ autant que les bistrots fondent comme neige au soleil !
    Je me souviens aussi, que dans les rations militaires, il y avait toujours une fiole d’ alcool blanc qui devait largement dépasser les 23 degrés !
    Donc, pas d’ alcool, mais pour faire la guerre oui !
    Bonne journée
    bises

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    • Trublion, ben si fallait leur en donner ils se rendaient moins compte qu’on les envoyais comme chair a canon! de nos jours et suivant ou je sais qu’ils sont drogué complètement ça aide a voler au ciel…………..!
      En tous cas des bistrot il y en a toujours assez si on regarde bien. Bisessssssssss

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  6. Florence – Testé pour vous
    Bonjour…édifiant comme chiffre…en ce temps là, pour pouvoir travailler aux champs ou à la maison sans être interrompu par les pleurs des bébés, on leur mettait une goutte de vin ou de gnole dans le biberon…ce qui a fait des générations d’alcooliques !
    Bravo pour tes articles, on apprend encore et encore…j’aime
    Ca fait longtemps que je n’ai pas fait d’article sur la guerre de 14…ça n’est pas parce que je ne suis plus passionnée, mais parce que j’ai très peu de temps (entre mes allers et retours, la naissance du petit qui tarde, mes petites filles à la maison)…je vais m’y remettre demain j’espère…à très bientôt et encore bravo

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    • Florence, tu fais comme tu peux on s’en arrange….QUOI? toujours pas dehors le petiot? bon sang c’est un frileux déjà…..Je me souviens qu’entre 3-5 ans on me donnais du vin coupé d’eau mais bon l’alcool rentre et c’est cuit! Bisousssss

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